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Merveilles du monde » Cité interdite

Cité interdite

La Cité Interdite est un palais impérial situé à Pékin, en Chine. Devenu un musée, il recèle les trésors de la civilisation chinoise ancienne, et fut classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO en 1987.



Historique :
La construction de la cité impériale démarra en 1406, sous Ming Yongle, et dura quelque 14 années. 200 000 artisans y travaillèrent avec ferveur des matériaux venus de tout l’Empire. Pierre, marbre, bois, les régions de la Chine offrirent leur excellence pour bâtir ce palais, symbolique de la puissance d’alors. Aucun autre édifice ne devait le dépasser. Les eunuques et les esprits malveillants l’incendièrent quelquefois, afin d’en retirer profit financier en le reconstruisant. Les empereurs se succédèrent ainsi au fil des siècles, jouissant de ce site exceptionnel sur plus de 72 hectares.

En 1664, les Manchoues, fort de la tradition selon laquelle toute nouvelle dynastie se doit de siéger et résider en un lieu nouveau, le détruisirent pour mieux l’édifier à nouveau, selon leurs codes esthétiques. Eux aussi choisirent de matériaux que le savoir-faire de leurs architectes encensa et agença à merveille, avec la finesse qui les caractérise. L’esprit du Feng Shui, indispensable pour véhiculer l’harmonie, y règne depuis ses premières fondations. 24 empereurs se succédèrent donc ici jusqu’en 1912, date de l’abdication de PuYi, le dernier empereur.

Il fut autorisé à vivre avec ses proches dans une partie de son ancien palais et expulsé en 1924 lors de la prise de Pékin par Feng Yuxiang. Les pièces, les objets, l’art de la cité impériale seront alors exposés au sein d’un premier musée. Lorsque la Chine est envahie par le Japon, le contenu est évacué de la cité interdite et conservée un peu partout et notamment à Taipei. Au fil des événements politiques et de la Révolution culturelle qui secouèrent la Chine, le palais fut protégé, rénové et ouvert au Public. La beauté du site a œuvré pour attirer ici des millions de visiteurs.

La physionomie de la cité interdite témoigne de l’organisation de la cour. Dessinée selon un plan particulier qui a influencé l’architecture chinoise, elle présente des aspects qui rendent compte des cultes, coutumes et usages d’alors. Les membres de la cité impériale ne devaient jamais sortir du palais, comme assignés à résidence dans leur prison dorée. Plus l’on était proche du pouvoir, plus la liberté s’amenuisait. La présence d’étrangers à la cour était totalement interdite, excepté celle des eunuques, affectés aux tâches quotidiennes de la famille impériale, mais jouissant d’un statut relativement riche et libre.

Les constructions en bois de la cité interdite sont uniques au monde, et très fragiles. Le classement au Patrimoine de l’UNESCO permet de veiller scrupuleusement à les conserver, car elles constituent un ensemble qui combine des valeurs historiques et architecturales sur une superficie remarquable. Les autorités en charge du site s’appliquent à traiter les lieux en fonction de la grandeur impériale d’alors et de l’attachement qu’il règne, malgré les événements passés.

Les traditions, l’empreinte des dynasties, les vestiges et la préciosité des civilisations perdues font baigner la cité interdite dans une atmosphère respectueuse qui interpelle les visiteurs étrangers, peu habitués à cette sorte de sobriété magnifique.

Même si les portes de la cité interdite se sont ouvertes, elle conserve dans le dédale de ses pavés, au fronton de ses palais, dans certaines pièces recluses et d’autres, plus fréquentées, la présence imposante et souveraine des Empereurs de Chine.

Visite :
Les Chinois nomment la Cité Interdite « le Musée du Palais ». Le patrimoine exceptionnel qu’elle incarne et son classement à l’UNESCO l’ont rendu très populaire. Des restrictions quant au nombre de visiteurs par jour sont désormais imposées, pour ne pas nuire à ses édifices ni à ce qui y est exposé, permettant également une amélioration des services sur place. Les billets pour la visiter doivent être pris en ligne et une pièce d’identité est exigée à l’entrée. Un bon moyen de préserver cette merveille en plein cœur de Pékin, qui reçoit chaque année plus de 15 millions de visiteurs.

Citadelle de la Chine impériale, elle est composée d’un grand nombre de bâtiments, pour la plupart en bois. Ensemble palatial unique au monde, il est permis de s’y promener au sein de ce qui fut autrefois les plus hauts lieux de la gouvernance, avec ses cultes et ses usages. Elle renferme les trésors des civilisations passées, des œuvres de grande valeur, et des jardins ombragés dans la pure tradition asiatique. Au sein de ses murailles, derrière la porte de ses 9 000 pièces, se trouvent une grande quantité de pièces d’art précieuses qui racontent l’Histoire de la Chine.

Hormis l’architecture de toute beauté, le site comporte l’essentiel des reliques artistiques et culturelles de la Chine. Les collections sont composées d’objets en céramique, en métal précieux, en jade, en or, en ivoire, de pièces d’horlogerie, de vaisselle, de bronzes, de statues, de vases. On y trouve aussi un grand nombre de documents historiques, qui déroulent les événements des dynasties. Il est indispensable de prendre son temps pour saisir l’immense richesse proposée ici, en ces lieux uniques en Chine, et autorisé au Public.

Les collections se trouvent dans la galerie des horloges, celle des trésors, celle des peintures et calligraphies, celle de la porcelaine et de la céramique, et celle des bronzes. Parmi les incontournables figurent la Coupe de l’Inaltérabilité, à la valeur inestimable, mais aussi le Plat de Zhang Sheng, le brûle encens en jade de l’empereur QianLong, la peinture réalisée par Zhang Zeduan qui illustre la vie quotidienne, le manuscrit de la lettre de la Guérison, et bien d’autres encore.

La cité impériale rappelle combien les anciens empereurs étaient attachés à l’art, même si de nombreux trésors furent pillés et distribués partout dans le monde.

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