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Merveilles du monde
Merveilles du monde » Petra

PETRA / JORDANIE

Le site de Petra, la ville rose, en Jordanie, est situé entre le golfe d'Aqaba et la mer Morte. Capitale des Nabatéens, peuple nomade qui faisait le commerce des épices, de la soie, des pierres et du précieux l'encens, à compter du VIe siècle av. J.-C., elle fut fondée dans l'Antiquité par les Edomites qui finissent par l'abandonner aux mains des nomades, pour partir vivre dans la région d'Hébron.



HISTORIQUE
Au carrefour des routes caravanières, entre l'Égypte et la Méditerranée, l'eau ne s'y tarit jamais, ce qui permet la culture de céréales et des vignes, et les montagnes infranchissables protègent des agressions extérieures. Les Nabatéens la rendent prospère, et leur petit royaume troglodyte est florissant. Ils bâtissent une nécropole de quelque 800 tombeaux, dont les façades sont sculptées dans la roche. Férus de dieux et déesses, ils édifient des statues, taillant dans la roche d'immenses effigies. Mais rapidement, les richesses nabatéennes attisent la convoitise des Macédoniens. Or le site de Petra offre de multiples avantages.

En plus de sa position stratégique et invisible parmi les massifs, elle bénéficie d'une situation naturelle facile à défendre, aussi lorsque les successeurs d'Alexandre le Grand attaquent la capitale, les Nabatéens sauront résister. Mais la puissance romaine se renforce. Ne pouvant vaincre militairement, les Romains frappent l'économie de Petra en déplaçant les routes caravanières, et en 106 de notre ère, sous l'empereur Trajan, la cité nabatéenne est annexée par Rome qui crée la Province d'Arabie. Sous l'impulsion romaine, elle trouve un nouvel élan commercial et architectural. Mais les tremblements de terre successifs des V et VI° siècles, puis le recul des byzantins, face à l'islam, font abandonner progressivement Petra. La conquête arabe du VII° siècle, en changeant les routes du commerce et des pèlerinages, la laisse définitivement à l'écart.

Seulement habitée par les bédouins, Petra sombre dans l'oubli, jusqu'à sa découverte en 1812 par le suisse Burckhardt qui se déguise en bédouin pour pénétrer dans ce lieu interdit et mystérieux, jusqu'au Qasr el-Bint. . La voie est désormais ouverte et quelques années plus tard, les occidentaux redécouvriront les merveilles nabatéennes de cette cité oubliée.

"Pendant des siècles, ce sont les Bédouins qui ont défendu le site et ont peuplé les grottes de Petra, mais aujourd'hui ils n'ont plus l'autorisation d'y habiter, le site protégé et entretenu est devenu Patrimoine de l'UNESCO en 1985. "

Ils ont cependant gardé le droit d'y travailler dans la journée comme loueurs de chevaux, dromadaires et mulets ou comme vendeurs de souvenirs.

VISITE À PETRA
Située à 2 kilomètres de Wadi Moussa, touristique où se trouve la plupart des hôtels. On y accède par Kérak par la route du Roi ou, depuis Amman, par la route du Désert. Le site est accessible du lever au coucher du soleil, et il faut y passer au minimum deux jours pour en explorer les merveilles, entre temples célèbres, défilé et nécropole. Le Siq est la voie d'accès principale à Petra, c'est, sur un kilomètre et demi, un spectaculaire défilé entouré de falaises ocre de 100 mètres de haut. Tout le long du défilé on peut apercevoir les canalisations creusées dans la roche par les Nabatéens et chargées d'acheminer l'eau de pluie vers les citernes.

On peut apercevoir les Djins, groupe de pierres qui abritait les esprits des gardiens de la cité et la tombe des Obélisques qui honorent 4 divinités. Puis c'est l'entrée principale de la ville antique, après 1,2 kilomètre de marche escarpée. Le Siq débouche sur le Trésor de Pétra appelé également Khazneh. Il apparaît dans une fente noire, bercé par la lumière du jour, comme un joyau, rose. Mélange d'influences architecturales, monument funéraire ou mausolée royal, la légende raconte qu'un véritable trésor serait caché dans l'urne qui orne le sommet de la tombe. La promenade continue, vers le Haut Lieu des Sacrifices, au sommet de l'Atouf Ridge, qui propose un panorama superbe, puis l'on redescend vers la Fontaine du Lion, le Temple du Jardin, la Tombe du soldat romain, la Tombe de la Renaissance, la Tombe du fronton brisé, sculptées dans la roche et qui ressemblent plus à des temples qu'à des tombes. Dans la ville basse, le Théâtre, où se déroulaient, du temps des Romains, les combats des gladiateurs, Le Cardo Maximus qui comporte les vestiges de la Fontaine publique, de la Tour byzantine, du Palais Royal, du Temple des Lions ailés sont autant de sites empreints d'Histoire.

Les tombeaux royaux sont exposés à l'est de la ville, sculptés à même la montagne, comme un mur magnifique, nommé ici le Mur des Rois. Le Tombeau à l'Urne, le Tombeau Corinthien, la Tombe de la Soie, La Tombe du Palais, sont des lieux grandioses, bénis de mysticisme, taillés dans des nuances de grès magnifiques dont les couleurs varient au fil des heures pour accrocher la lumière du jour. Sur les hauteurs de Pétra, le monastère El Deir, est un des monuments les mieux conservés du lieu. Il offre une vue plongeante sur le cirque de Petra. Après 45 minutes de grimpette et moult escaliers, la récompense est au bout du chemin : sur une grande esplanade apparaît le colossal temple de 45 m de haut, sculpté majestueusement dans une montagne de grès jaune et dont le style rappelle le Khazneh. Mais le Deir n'est pas un tombeau, mais un lieu de culte.

Son nom de « Monastère » vient de la présence de moines sur le site, à l'époque chrétienne. La visite est terminée, mais l'atmosphère particulière qui règne ici, dans cette cité perdue dont la nature a su préserver les vestiges architecturaux, rappelle les récits de la Bible qui affirment que Moïse aurait planté ici son bâton pour faire jaillir de l'eau. Un lieu béni, la perle rose du désert.

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